» La vie quotidienne se réglait autrefois sur le soleil, l’été amenant les longues journées de travail et l’hiver les plus courtes.
L’occupation principale des hommes, nous l’avons vu précédemment, consistait, pendant la période la plus clémente de l’année à travailler aux champs. Au cours de l’hiver, les paysans trouvaient de la besogne dans les forges où l’on fabriquait des clous et des objets de taillanderie (haches, béches, outils…).
Çà et là, on trouvait quelques artisans spéciaux, le maçon, le menuisier-charpen- tier, le couvreur d’estrain et des bûcherons.
Il y eut toujours à Carnières un ou deux maréchaux-ferrants. Ils jouissaient de la considération générale car, en sus de leur métier, ils connaissaient quelque peu l’art vétérinaire, pratiquaient les saignées – tant aux gens qu’aux bêtes — et en maintes occasions remplaçaient le médecin.
Il faut noter qu’avant le XIX° siècle, il n’y eut ni apothicaire (pharmacien) ni médecin résidant au village. Lorsqu’on devait absolument recourir à « l’homme de l’art », il fallait aller le chercher soit à Morlanwelz soit, le plus souvent, à Binche.
A.M. MARRE-MULS

NOTES FOLKLORIQUES. METIERS ET ARTISANS.
Ces « notes folkloriques » ont été rédigées à partir de monographies de José Decamps, chapitres qu’il intitule précisément « notes folkloriques ». Chacun constitue un tout, sur un sujet donné, précisé en titre. On retiendra que ces notes remontent au début du siècle dernier, autour des années 1920. Ici: METIERS ET ARTISANS