Victor Hugo a séjourné à de nombreuses reprises en Belgique, Bruxelles ayant même été durant quelques mois sa terre d’exil. Les pérégrinations du grand écrivain romantique français l’ont bien sûr mené jusqu’en Flandre. Bien que plutôt positif, le regard qu’il porte sur le pays n’échappe pas aux clichés.
On se tromperait en voyant chez Victor Hugo un bourlingueur. Il n’est pas Loti, ni Nerval, ni Gautier. Mais il voyage. Et découvre les «pays» de France. Il découvre aussi les régions limitrophes, parmi lesquelles, la Belgique. Avec les siens. Mais aussi, suivant un rituel annuel immuable, avec sa maîtresse, Juliette Drouet. Pourquoi? Pour resserrer les liens, sans doute. Mais aussi pour «extirper» tout ce que les pierres offrent, pour voir ailleurs, tout ce qui nourrira l’imagination. Il n’en va pas autrement en Belgique, qu’il visite du sud au nord. D’ouest en est. Rien ne lui échappe.
Alors, il se fait guide touristique. Et il note, il écrit. Il tient des carnets de voyages. Et il «croque», se fait illustrateur de ses découvertes et use d’encres et de gouaches, privilégiant les camaïeux de sépias. Ajoutons à cela ses avis sur les auberges, le coucher et le manger –et l’accueil des hôtesses qui tiennent la maison. Car, même en villégiature, Victor Hugo reste Victor Hugo. Il faut bien qu’il fonde sa réputation et sa conviction: «Ce qu’on appelle passion, volupté, libertinage, débauche, n’est pas autre chose qu’une violence que nous fait la vie».
La suite est à découvrir sur Les Plats Pays. N’hésitez pas à y aller. Outre la suite, vous y trouverez quelques pépites…
Mais si vous voulez en découvrir davantage encore à propos de Victor Hugo et la Belgique, vous retrouverez sur ici les 21 articles que j’ai consacrés au Grand Romantique et à sa découverte de nos villes, de nos paysages, de nos industries, de nos habitants.
Bonne lecture,
Bernard Chateau
photo de tête: © domaine public Wikimedia Commons
Dessin de F. Lix représentant Victor Hugo et Alexandre Dumas partant d’Anvers le 1er août 1852